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Pêche à la Coquille Saint-Jacques

Célèbre et savoureuse, la Coquille est le trésor de la Baie de Saint-Brieuc. Elle se pêche d'octobre à avril. Découvrez comment elle arrive de la mer à notre assiette !

débarquement en criée de saint-quay-portrieux

Coquille Saint-Jacques | N.JOB

Fiche d'identité

  • Nom : Pecten Maximus
  • Lieu de vie : zones littorales sablonneuses
  • Période de pêche : d'octobre à avril
  • Taille minimale : 10,2 cm (pour la Baie de Saint-Brieuc)
  • Tonnage en 2015 : 3 625 tonnes de coquilles
  • Délicieuse en carpaccio, en brochettes ou juste poêlée dans du beurre !

Art et symbole

L’origine de la coquille Saint-Jacques remonte à environ 570 millions d’années. Depuis la préhistoire, elle est à la fois symbole religieux, ornement ou monnaie d’échange. 

C’est avec le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle que la symbolique prend toute son importance. Les premiers pèlerins reviennent avec une coquille de pecten en souvenir de leur périple, qui est aussi pratique puisqu’ils peuvent s’en servir pour se nourrir, se désaltérer et mendier durant leur voyage.

Tantôt symbole de piété, de fécondité ou de chance, on la retrouve à partir de la Renaissance dans l’art et l’architecture. En Bretagne, elle est sculptée sur de nombreuses lucarnes et au-dessus des portes des maisons. 

symbole coquille saint-jacques

La pêche en Baie de Saint-Brieuc

Un bateau rentre au port d'Armor après une matinée de pêche.

Un chalutier au large de Saint-Quay-Portrieux | A.LAMOUREUX

La pêche en Baie de Saint-Brieuc

La Baie de Saint-Brieuc est le principal gisement de coquilles Saint-Jacques en France. Autorisée seulement d’octobre à avril, la pêche est désormais limitée à 45min 2 fois par semaine, mais ce ne fut pas toujours le cas :

Avant-guerre, la coquille se pêchait à la voile, mais après plusieurs hivers rudes, elle a presque disparue de la Baie. Dans les années 1950, des pêcheurs de praires retrouvèrent des coquilles Saint-Jacques dans leurs dragues : la coquille était de retour. Après des années d’absence, la demande a été très forte, et le nombre de bateaux pêchant la coquille passe de 56 à 440 en 10 ans. La qualité du gisement est si bonne que des pêcheurs viennent du Finistère, du Morbihan et même de Cherbourg.

Pendant des années le gisement a été exploité sans relâche. Les premières réglementations apparaissent dans les années 1970 (nombres de licences, temps de pêche et quotas), mais celles-ci ne sont toutefois pas suffisantes : au début des années 1980, on pêche 10 fois moins de coquilles qu’en 1970. Les sorties se limitent d’abord à 4 jours par semaine, 6h par jour, puis 3h, puis 2h puis 1h. Aujourd’hui, la pêche est raisonnée et les bateaux pêchent 45min 2 fois par semaine.  En 2016, 229 bateaux ont pêché la coquille dont 104 étaient basés à Saint-Quay-Portrieux.

La pêche à la Coquille Saint-Jacques est limitée dans le temps (d’octobre à avril), dans l’espace, et en quantité.

En effet, il existe plusieurs gisements de coquilles dans la Baie de Saint-Brieuc et au-delà. Ces gisements ne sont pas ouverts à la pêche en même temps, et certains sont soumis à des quotas. Ceux qui pêchent sont aussi soumis à une réglementation : taille du bateau, puissance du moteur, taille de la drague… Pour pêcher la coquille, les chalutiers sont équipés de dragues (armatures métalliques qui permettent de racler le fond marin et récupérer les coquilles enfouies). Les mailles de ce filet métallique sont de taille réglementée pour ne retenir que les plus grandes.

Quelques professionnels pêchent la coquille Saint-Jacques en plongée, une pêche plus respectueuse des fonds marins, mais moins productive.

Les affaires maritimes, et parfois même la gendarmerie, surveillent le bon déroulement de la pêche par avion et hélicoptère.

Une journée de pêche à la Coquille Saint-Jacques

L’équipage sort souvent de son lit 4h avant la marée. 1h après, il embarque sur le chalutier qui met le cap sur le large : selon le lieu de pêche, il faut de 1 à 2h de trajet.

Dès le début de la marée, il reste 4h pour tout faire, jusqu’à la vente en criée.

6h : départ du port

Un chalutier quitte le port à l’aube | A.LAMOUREUX

10h : premier trait

Un pêcheur ressort la drague de l’eau | N.JOB

Dès l’heure officielle de pêche sonnée, les dragues sont immergées et tractées par le bateau pour ratisser le fond marin. En Baie de Saint-Brieuc, les anneaux des dragues font 97mm. Selon l’équipage, la densité de coquilles et la nature du fond, un trait dure environ 10 minutes.

Même si les manœuvres sont très rapides, le nombre de traits en quarante-cinq minutes est très réduit. L’enjeu est de ramasser le maximum de coquilles en un minimum de temps. L’agitation qui règne à bord durant la pêche est parfois responsable d’accidents.

Sur le pont, pas une minute à perdre : courir au treuil, remonter les dragues, les vider, les remettre à l’eau, trier les coquilles, rejeter les unes à l’eau, nettoyer et mettre les autres en sac. Et recommencer le ballet pendant les 45min autorisées. 

Afin de préserver la ressource, toutes les coquilles inférieures à 10,2 cm sont directement rejetées en mer par les marins-pêcheurs.

10h10 : début du tri

Un pêcheur trie les coquilles sur le pont | N.JOB

12h : débarquement en criée

Les sac de coquilles attendent d’être débarqués | N.JOB

Fraîchement débarquées, les coquilles devront obligatoirement passer en criée où elles seront soumises à un contrôle de conformité.

La vente a lieu généralement 4 heures après la pêche en simultané dans les 2 criées des Côtes d’Armor : Erquy et Saint Quay Portrieux. Elle se fait en un temps record car elle est informatisée. 

La vente en criée est réservée aux professionnels, mais les particuliers peuvent y assister. Les ventes directes à un mareyeur ou un restaurateur sont interdites. À moins que le pêcheur « rachète sa pêche », autre
particularité de la pêche costarmoricaine.